L’oliveraie de montagne fait partie intégrante du paysage agraire traditionnel de Los Pedroches. Bien que la comarca soit principalement associée à la dehesa de chênes verts et à l’élevage extensif, un olivier adapté aux conditions de Sierra Morena s’est également développé dans les zones les plus accidentées, sur les versants et les sols moins favorables au pâturage. Souvent organisées en petites parcelles familiales, ces oliveraies ont contribué pendant des générations à l’économie rurale et à la culture alimentaire de la comarca.
Contrairement aux grandes oliveraies intensives de plaine, l’oliveraie de montagne présente une structure plus irrégulière et dispersée, conditionnée par le relief, la pente et la nature du terrain. Les arbres s’adaptent à des sols pauvres et pierreux, utilisent au mieux l’eau disponible et résistent aux contrastes climatiques propres au nord de la province de Cordoue. Cette forme de culture, plus intégrée au milieu, compose un paysage d’une grande valeur environnementale et visuelle.
La gestion traditionnelle de l’oliveraie a toujours été liée au travail manuel, à la récolte familiale et aux cycles saisonniers de la campagne. La taille, le nettoyage du terrain et la cueillette des olives ont marqué pendant des siècles le calendrier agricole de nombreuses familles de Los Pedroches. De ses fruits est extraite une huile d’olive très appréciée, liée à la cuisine locale et à un mode de vie fondé sur l’utilisation respectueuse des ressources du territoire.
Ces oliveraies cohabitent avec les chênes verts, le maquis méditerranéen, les pâturages et les petits cours d’eau, créant des mosaïques paysagères où se mêlent agriculture, biodiversité et tradition. Elles offrent un refuge à de nombreux oiseaux, insectes et petits mammifères, renforçant leur rôle d’espace de transition entre la dehesa et la montagne.
Contempler l’oliveraie de montagne, c’est approcher une facette moins connue mais profondément représentative de Los Pedroches. Un paysage humble et résistant qui parle de l’effort de ses habitants, de leur adaptation au territoire et de la continuité d’une culture agraire qui demeure une part essentielle de l’identité comarcale.